23 octobre 2023

Qu’est-ce que nous voulons réduire avec la réduction des méfaits ?

La consommation abusive d’alcool peut provoquer de nombreux désordres physiques, mais aussi psychiatriques. Des études démontrent que les alcooliques présentent davantage de troubles mentaux.

 

La combinaison de troubles psychiatriques et de consommation abusive que l’on appelle comorbidité ne doit pas être à négliger. Il est important de traiter les deux types de troubles tels que la dépendance et celle dite psychiatrique, simultanément pour amoindrir les répercussions.

 

Les 3 types de troubles psychiatriques surreprésentés chez les alcooliques :

 

  • Trouble de la personnalité

 

La prévalence d’avoir une personnalité antisociale est 10 fois supérieures chez les alcooliques. Nous observons aussi, chez les femmes, une forte association entre l’alcoolisme et les troubles alimentaires.

 

  • Trouble de l’humeur et de l’anxiété

 

Nous parlons ici du trouble bipolaire et de la dépression qui amène 8 à 10 fois plus de suicides chez les alcooliques.

 

  • Trouble de schizophrénie

 

Bien que n’ayant pas de lien avec l’intoxication ou le sevrage, ce trouble grave est davantage observé chez les alcooliques que dans la population en général.  La majorité des troubles psychotiques sont de nature toxique. Sachez qu’une personne qui développe ce trouble à la suite de consommation avait déjà des prédispositions à cette maladie.

 

La plupart des buveurs ne souffriront jamais des symptômes décrits dans cet article. Il demeure par contre important de se rappeler que ces manifestations peuvent se présenter.

 

Source : Éducalcool

 

 

Que ce soit un problème de dépendance ou un problème de consommation excessive d’alcool, la consommation risque d’endommager presque tous les organes du corps.

 

 

Les personnes dépendantes à l’alcool mettent leur santé en péril et courent le risque de développer une cirrhose du foie et peut endommager beaucoup d’autres organes du corps humain.

 

 

L’alcool est tout d’abord un irritant pour le tube digestif, la bouche, la gorge, l’œsophage, l’estomac et l’intestin. Il est aussi un aliment et le foie est capable de décomposer que 7 à 8 grammes d’alcool pur à l’heure. Lorsque le foie est saturé, il réagit en accumulant des graisses résiduelles et affecte son fonctionnement.

 

 

L’alcool affecte aussi le fonctionnement du cœur et des vaisseaux sanguins. Une consommation abusive pendant au moins 10 ans, peut causer une affection du muscle cardiaque que l’on appelle la cardiomyopathie alcoolique. Ce qui peut amener des troubles du rythme cardiaque qui peut parfois même mener à un arrêt cardiaque. L’alcool qui agit aussi sur les vaisseaux sanguins en augmentant le risque d’hypertension artérielle peut créer des ravages à cause de son effet anticoagulant.

 

 

La consommation abusive est aussi un facteur de risque d’accidents vasculaires cérébraux. Elle augmente les risques de décès par hémorragie cérébrale.

 

 

Dans 80 à 90 % des cas de pancréatite, l’abus d’alcool en est la cause. Le pancréas est continuellement agressé par la consommation d’alcool, ce qui crée une inflammation permanente susceptible d’aboutir à un fonctionnement insuffisant du pancréas.

 

 

L’œsophage, lui, risque de souffrir de reflux gastro-œsophagien, ce qui provoque des brûlures de l’estomac. Chez les alcooliques, il y a un risque accru de développer une œsophagite qui peut créer des ulcères et peut aboutir à une hémorragie digestive qui peut être mortelle.

 

 

L’absorption d’alcool en très grande quantité peut provoquer des brûlures, des nausées, des vomissements, et des douleurs à l’estomac. Lorsque cette consommation excessive est régulière, elle peut entraîner une gastrite chronique, une maladie peu réversible.

 

 

 

Les effets dévastateurs de la consommation d’alcool sur le corps humain sont souvent insoupçonnés.

 

 

Restez à l’affût, un prochain article suivra sur les effets de l’alcool sur le système nerveux et sur la santé mentale.

 

 

 

Source : Éducalcool

 

C’est un fait, les statistiques démontrent que 10 % des employés se présentent au travail en état de consommation.

 

Les conséquences néfastes sont donc nombreuses, comme le taux d’absentéisme qui est augmenté ou d’augmentation d’accidents de travail causé par la consommation. Selon les statistiques, 20 % des accidents de travail sont causés par l’abus de substances. De plus, la diminution de productivité se fait ressentir et vient perturber le climat de travail. Sans oublier les menaces reliées à la sécurité, et qui peuvent engendrer une augmentation des primes d’assurances collectives et responsabilité.

 

Les employeurs ont une responsabilité importante face à ce problème. Il est nécessaire pour ceux-ci de protéger leur entreprise ainsi que leurs employés. Ils sont dans l’obligation d’agir s’il croit que le travailleur n’est pas en état de travailler de façon sécuritaire.

 

 

Les employeurs se doivent de proposer un soutien aux travailleurs qui ont un problème de consommation lorsque cela a un impact sur leur lieu de travail. Toute personne responsable de diriger un travail peut être poursuivie ainsi que les employés qui auraient fait preuve de négligence.

 

La solution à ce problème est d’adopter une politique à l’égard de la consommation, ainsi que d’avoir une procédure d’intervention. Il est important, par la suite, de sensibiliser les employés au problème de consommation et de les informer de la politique mise en place.

 

 

Le Centre l’Étape peut accompagner les entreprises dans cette démarche. Pour plus d’informations, contactez-nous au 819-228-8377.

 

 

 

 

 

Source : CNESST

Alco Prevention

Il y a de nombreux mythes concernant les dépendances et surtout concernant la dépendance à la cocaïne. En voici quelques-uns que nous allons démystifier dans cet article.

 

La cocaïne augmente la performance

 

C’est plutôt le contraire qui se produit. Les utilisateurs connaissent une perte considérable de performance.

 

La cocaïne, c’est la drogue des riches

 

La cocaïne est utilisée autant par les pauvres que les gens fortunés. Il est faux de croire le contraire.

 

Devenir dépendant à la cocaïne, c’est très long

 

La dépendance peut s’installer qu’après quelques utilisations.

 

Une fois qu’on est accroché, on l’est pour toujours

 

Par chance, cette croyance est fausse. Sortir de la toxicomanie est certainement difficile, mais possible.

 

Les toxicomanes sont paresseux et sans emploi

 

N’importe qui peut développer une dépendance. Les causes sont très variables d’une personne à l’autre.

 

Même si je suis un grand consommateur, je peux arrêter n’importe quand

 

Être un grand consommateur signifie qu’il y a de l’abus. Cet abus peut amener la dépendance. Il est faux de croire que l’arrêt est facile. L’abstinence provoque des symptômes de sevrage qui poussent souvent l’individu à consommer.

 

Il n’y a pas d’aide pour les toxicomanes

 

Les traitements offerts pour reprendre le contrôle de sa vie sont efficaces et beaucoup de ressources existent pour aider les personnes qui ont un problème de dépendance.

 

Prendre du crack ne cause pas de dépendance rapide

 

Prendre du crack 3 ou 4 fois suffit pour devenir dépendant. Il provoque une forte sensation d’euphorie et ses effets sont intenses et immédiats. Il est donc beaucoup plus risqué de développer une dépendance.

 

Si vous croyez avoir un problème de consommation et que vous désirez vous en sortir, sachez que nous sommes là pour vous aider.

 

Pour plus d’informations, contactez-nous au 819-228-8377

 

Source : www.quandladrogue.com

Clinique nouveau départ

www.numeriquebanq.qc.ca

Bien que l’intoxication au cannabis peut survenir, en principe, il est impossible d’en mourir. L’intoxication est souvent ce que l’on appelle le bad trip.

 

C’est un phénomène qui ne cesse de s’accroître depuis quelques années. Depuis l’arrivée de la wax pen, il a de plus en plus de cas d’intoxication au cannabis qui survient. Ayant un taux de THC à plus de 80% de THC comparativement à 30 % sur le marché, la consommation de cannabis par vapotage apporte alors beaucoup plus de risques d’intoxication.

 

 

Les symptômes d’une intoxication sont :

 

  • Des étourdissements
  • Des nausées
  • Des vomissements
  • Des maux de tête
  • Des palpitations

 

 

Les symptômes plus intenses d’une intoxication de type bad trip :

 

  • Angoisse intense
  • Panique
  • Sentiment de perte de contrôle
  • Paranoïa
  • Hallucinations

 

 

Dans certains cas, il est parfois nécessaire d’être hospitalisé.

 

Ce que nous devons faire en présence d’une personne présentant des symptômes d’intoxication est principalement de rassurer la personne et de l’aider à se calmer et de ne pas la laisser seule. Si les symptômes sont graves ou inquiétants, il est conseillé de voir un médecin.

 

Toute personne intoxiquée qui présente des vomissements à plus d’une reprise, des douleurs abdominales, de l’hypersalivation, de la pâleur ou de la transpiration doit être évaluée à l’hôpital.

 

 

Source : INSPQ

 

Que ce soit pour n’importe quel type de dépendance, la cause est souvent liée à une perturbation du circuit de la récompense. Ce circuit occupe un grand rôle dans la mise en place et le maintien d’une dépendance.

 

Qu’est-ce que le circuit de la récompense ?

 

Lorsque nous faisons quelque chose que nous aimons ou que nous qualifions d’agréable, le cerveau produit l’hormone du bonheur, la dopamine. La dopamine est une molécule sécrétée par le corps qui est responsable de la sensation de plaisir lorsque nous accomplissons une action quelconque. C’est donc, le circuit de la récompense.

 

À la base, le circuit de récompense favorise les comportements nécessaires à notre survie comme par exemple, le fait de manger nous procurera du plaisir, car de la dopamine aura été sécrétée. Manger est donc, une récompense.

 

Nous pouvons aussi sécréter de la dopamine dans des activités plaisantes aussi comme, en dansant, en faisant du sport, en écoutant de la musique ou notre série télé préférée, etc.

 

Quand le circuit de récompense fonctionne normalement, il favorise le bon équilibre. Chez la personne dépendante, ce circuit est déréglé.

 

 

L’effet de la dépendance sur le circuit de récompense

 

La consommation de substances, d’alcool, de jeux, de pornographie, de tabac, etc. stimule la production de dopamine et provoque un sentiment de plaisir intense et immédiat. Le cerveau enregistre donc, le lien entre la consommation et cet état de bien-être. Le fait est que ce bien-être est temporaire et que c’est au moment où celui-ci descend que peut s’installer la sensation de manque et peut alors pousser la personne à consommer de nouveau pour atteindre ce niveau de bien-être.

 

De nombreux autres facteurs peuvent contribuer au développement d’une dépendance et nous pouvons vous aider si votre consommation ou celle de l’un de vos proches vous inquiètent. Il vous suffit de nous téléphoner au 819-228-8377

 

Source : www.aidedrogue.ca

www.drogues.gouv.fr

La pharmacodépendance est une dépendance bien réelle ou la personne devient dépendante aux médicaments souvent sous ordonnance. Qu’en est-il des médicaments que nous retrouvons en vente libre dans les pharmacies, épiceries etc. ?

 

Que l’on parle de médication pour les maux de tête, pour les symptômes de rhume, pour la pression dans les sinus, ils contiennent tous un ingrédient actif qui se nomme la dextrométhorphane.

À grande dose cet ingrédient peut produire de l’euphorie et peut être très dangereux lorsqu’il est consommé excessivement.

Étant donné que ces médicaments sont vendus en vente libre, la majorité de la population ne se doute nullement de la dangerosité que ces médicaments peuvent apporter lorsqu’ils ne sont pas consommés selon la posologie prescrite. Il est d’autant plus important de sensibiliser la population et surtout les jeunes face à la toxicité de ces produits s’ils sont pris en grandes concentrations.

 

Les laxatifs, les diurétiques ainsi que les pilules amaigrissantes sont souvent très convoités par la jeune population et ces produits présentent un risque accru de développer une dépendance. Les substances contenues dans ces médicaments contiennent des ingrédients stimulant le système nerveux central au même titre que les amphétamines qui peuvent entraîner de graves conséquences.

 

Pouvons-nous faire une surdose de médicaments en vente libre ?

 

Tout à fait. Certains médicaments sont peu dangereux, mais d’autres, surtout lorsque consommé avec un autre type de drogue ou d’alcool, peut amener de terribles conséquences pouvant même aller jusqu’à la mort.

 

Si vous croyez avoir une dépendance aux médicaments, vous pouvez avoir du soutien et de l’aide. Vous pouvez nous contacter au 819-228-8377.

 

Source : Jeunesse sans drogues Canada

Peu importe le type de dépendance, elle est toujours reliée à la même source. C’est-à-dire que la dépendance devient une priorité au détriment des autres aspects de votre vie et vient d’une incapacité à vivre sans elle. Elle est caractérisée par une consommation excessive et incontrôlée et a des impacts sur votre santé physique, mentale ainsi qu’avec vos proches.

 

Comme c’est le cas pour la toxicomanie ou l’alcoolisme, cette dépendance modifie la structure du cerveau. Ce qui veut dire que la personne aux prises avec des problèmes de consommation d’écrans a plus de difficulté à retenir les détails, à porter attention à ce qui est dit, à planifier, à prioriser, etc. La consommation excessive peut déclencher de l’anxiété, des troubles du sommeil et augmenter les symptômes de dépression.

 

Plusieurs facteurs de risques sont reliés à cette dépendance comme :

  • L’isolement
  • L’ennui
  • Le manque d’estime de soi
  • Le mal-être

 

Il y a de multiples sources différentes qui peuvent mener à une dépendance aux écrans. Il faut trouver et chercher en vous pour quelle raison vous voulez compenser par les écrans. Qu’est-ce que vous trouvez sur votre écran que vous ne retrouvez pas dans le monde réel ?

 

L’important, quand nous parlons de consommation des écrans, c’est d’en faire un usage équilibré.

 

Il existe plusieurs solutions pour vous aider comme limiter vos temps d’écran.

 

Vous pouvez utiliser des applications pour vous aider à y parvenir. En voici quelques exemples.

 

  • Focus Keeper
  • Vivala Offline
  • Appblock

 

 

Vous pouvez aussi bénéficier de notre aide et du soutien de notre ressource concernant votre dépendance aux écrans.

 

Si vous croyez avoir une problématique liée à votre utilisation des écrans, LE CENTRE L’ÉTAPE est là pour vous aider.

 

Pour plus d’informations, contactez-nous au 819-228-8377

 

Source : synergilibre.com, ualberta.ca

 

Nous entendons différentes choses à propos du vapotage, comme le fait que celui-ci est moins nocif que le tabagisme par exemple. Cela ne veut pas dire qu’ils sont sans danger. Il ne faut pas oublier que le vapotage n’existe pas depuis longtemps et que nous en apprenons encore sur les effets secondaires possibles.

 

Il faut savoir que l’aérosol que produit la cigarette électronique peut contenir des métaux lourds, du formadéhyde et d’autres substances chimiques qui peuvent endommager les poumons.

 

Le liquide à vapoter contient souvent de la nicotine, ce qui crée une grande dépendance. Nous savons que celle-ci peut modifier le développement du cerveau des jeunes et nuire à la mémoire ainsi qu’à la concentration.

 

Le cannabis peut aussi être vapoté. Les produits de vapotage contenant des extraits de cannabis peuvent être très concentrés et contenir jusqu’à 95 % de THC. Plus la teneur en THC est élevée, plus les risques pour la santé mentale ainsi que les symptômes d’anxiété et de dépression sont amplifiés. Il faut donc être très prudent.

 

Dernièrement, une nouvelle loi est passée au Québec concernant les saveurs des vapoteuses. Il est maintenant interdit de vendre des produits de vapotage contenant des saveurs ou un arôme autre que celles du tabac. En espérant que cette mesure diminuera l’attrait que les jeunes ont envers le vapotage.

 

 

Source : Santé publique, Santé Canada

La réduction des méfaits est une approche essentielle dans notre société actuelle. Ce que nous voulons prioritairement, c’est de réduire les décès et de réduire les méfaits chez les personnes utilisatrices de drogues.

 

Qu’est-ce que les méfaits des drogues ?

 

Plusieurs méfaits peuvent survenir. Entre autres,  un décès lié à une intoxication de drogue, d’infections transmises par le sang, comme l’hépatite C et le VIH, d’infections bactériennes, etc.

 

Par cette approche, le but ultime est de venir en aide à ces personnes afin de protéger leur santé et de les aider à rester en vie. Depuis 2016,  plus de 24 626 personnes  sont décédées en raison des opioïdes.  D’où l’importance de travailler dans ce sens et de réduire les méfaits causés par ceux-ci.

 

Comment pouvons-nous aider ?

 

Premièrement, en offrant du matériel sécuritaire aux consommateurs ainsi que de la Naloxone, nous pouvons réduire beaucoup de dommages.  La naloxone qui est utilisée pour prévenir les décès liés à une surdose. Celle-ci peut faire une énorme différence. En ayant aussi recours à du matériel stérile, il y aura beaucoup moins de risques d’infections et de maladies transmises par le sang. À noter que nous offrons ce service à notre ressource.

Il y a plusieurs sites de consommation supervisés qui existent aussi pour utiliser un espace sûr et sécuritaire pour les utilisateurs de drogues. Les usagers de ces services sont surveillés par du personnel formé pour détecter les signes de surdoses et y répondre et réagir aux autres effets indésirables. Malheureusement, dans la région de la MRC de Maskinongé et de la Mauricie, il n’y a pas encore ce service.

Offrir l’analyse de substance est aussi une bonne façon d’aider. Il existe plusieurs services qui peuvent leur permettre de prendre des décisions éclairées en analysant les substances avant de les consommer, car ils savent exactement de quoi est composée leur drogue. Un service qui n’est pas encore implanté dans la région et qui mériterait que l’on s’y attarde.

 

Il a été prouvé que ces ressources réduisent bon nombre de méfaits chez les consommateurs. Il faut donc garder l’esprit ouvert…

 

 

Source : www.catie.ca